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    June 15

    En Sol se tisse l'Eté ...

    Rose rougeEn Sol se tisse l’Eté …Rose rouge
     
     
     
    Dans les frondaisons en émoi,
    Un cortège sol en ailes s’invite.
    La rumeur à chacun s’envoi :
    Le Soleil fait son « Zénith » !
     
    Allegretto la forêt s’empourpre
    De mille et une fleurs et sons,
    Jusqu’à se laisser corrompre
    Par la plus somptueuse déraison.
     
    Cà et là chansonnier de la vie,
    Le sol se tisse de moult promesses.
    A capriccio s’élève la symphonie
    D’un brasier de grande liesse.
     
    La nature s’enflamme de notes,
    De sortilèges et de valses sourcières.
    Entre le monde des fées et le notre,
    Ne reste qu’une mince frontière…
     
    Ripailleurs prenez garde à la nuit !
    Si par mégarde vous venez à marcher
    Là où s’épanouie le millepertuis,
    Alors au royaume des fées vous irez !
      
    Hélégia (15/06/09)
     
      
     
    February 05

    « Heaumes d’Imbolc »

    « Heaumes d’Imbolc »

     

    Dans la brise ténue tourbillonnent

    Allégrement des flocons pèlerins.

    Freux cavalier l’hiver bouillonne

    D’un lourd et indicible chagrin…

     

    Autour de sa forteresse givrée

    Quelques arbres alertes triés

    Pour leur force vaillante veillent :

    Une silencieuse rébellion s’éveille.

     

    Au lointain des sabots grondent,

    L’équinoxe chevaleresque approche !

    Prisonnière de l’hivernale rotonde

    Une étincelle de vie s’accroche.

     

    L’Hiver lutte pour garder sa belle,

    Il voudrait son amour éternel,

    Mais le cœur transie de la Déesse

    Brûle pour une autre promesse.

     

    L’âme de la Dame se courrouce,

    Peu à peu sa flamme se réanime.

    Sur sa frêle et blême frimousse

    Se dissipent les stigmates des abîmes.

     

    Des joutes s'engagent pour l’honneur,

    Cavalcades et champs de leurres.

    Heaumes félons défient et sans lice !

    Les galants mettent l’hiver au supplice.

     

    Bientôt émoussés l’hiver et ses manants
    Seront vaincus, chassés et bannis,
    Laissant s’épanouir  le fief de la Vie :
    Victoire de la Déesse et du printemps…
     

    Hélégia (05/02/2009) 

    November 10

    Flopée d'Automne

      

    Flopée d'Automne....


                                                                        
    Un frisson familier et farfadet
    Se faufile tel un forcené
    Dans les frêles frondaisons
    Vêtues de flamboyants festons.
     
    Farouches et fières funambules
    Se fustigent en fines facéties
    Sur un fief filant au crépuscule:
    Flopée de feuilles en frénésie !
     
    Flouées par le fleuret friand et fol
    Du vent en futile furie,
    Folâtrent feuilles frivoles
    En funestes farandoles flétries.
     
    L'Automne fanfaron et fêlé,
    Finalise sa fabuleuse infamie
    En fugaces flammèches zélées:
    Flopée de feuilles en frénésie !
     
    Fieffé fripouille le vent
    Flagelle et farfouille les feuillus
    Jusqu'au dernier frémissement
    Tel un fanatique farfelu.

    Ça feule ça froufroute...
    Foulant férocement les routes,
    L'automne fourmille de fantaisies:
    Flopée de feuilles en frénésie !
     
    L'automne un brin frimeur,
    Festoie avec force et ferveur,
    Sa fulminante et fugace féodalité.
     
    Fatalement foulé par le frimas,
    Bientôt notre furibond fuira,
    Au retour d'un roi fossoyeur et futé.
    Hélégia ( 10/11/2008)

     
    July 23

    Humanité honnie...

     

    Humanité honnie.

     

    Il est un amour traître et sans honneur

    Où l’humanité flirte avec l’horreur.

    Une romance macabre de l’opulence

    Où les âmes sont seules et en errance.

     

    Une sombre idylle pour un monde surfait

    Qui nage dans l’idolâtrie de l’égoïsme.

    Un fier semblant de bonheur trop parfait

    Où le matérialisme frise le paroxysme.

     

    Le business n’aime que trop l’humanité.

    Sicaire enjôleur sans aucune moralité,

    Il sacrifie toutes vies sans préalable

    Sur son autel boursier bien insatiable.

     

    L’humanité hypnotisée et amoureuse,

    Se laisse séduire par un tel bourreau,

    Qui cache sous sa clinquante vareuse

    La lame édentée de moult grands maux.

     

    Il faut dire que le gent tortionnaire

    N’a point des discours très ordinaires.

    Il sait par maints détours verbaux  

    Endoctriner une populace de badaud.

     

    Négociateur et arnaqueur d’envergure,

    Il marchande tout jusqu’à damnation !

    Chaque Vie est violée et mise en pâture

    Aux nécrophages de la Mondialisation.

     

    L’humanité acquiesce aveuglement

    Chaque clause de ce suave tourment

    Où elle se goinfre jusqu’à trépas

    De maintes fioritures et maints falbalas.

     

    L’humanité honnie et bien désarmée,

    Perd ses forêts, ses frères et  ses enfants.

    Çà et là sont bannis l’amour et la paix,

    Laissant guerre et fric triomphants…

     

     

     

    Hélégia 23/07/2008

     

    June 02

    "Réveil Chat l'Heureux"

     

    Bonjour, cela fait quelques semaines que je ne suis venue mettre à jour mon blog... Toutefois, parfois furtivement, je viens tout de même lire rapidement mes mails et lire quelques brides de nouvelles et de vie de chacuns d'entre vous... C'est avec réconfort et bonheur au fond de mon coeur, que je découvre aussi vos petits mots laissés dans mon petit monde... Soyez en tous remerciés, cela me va droit au coeur. Merci, Merci, Milles Bisous à tous BisouCoeur rouge

    Je viens de retrouver un peu l'envie d'écrire et l'envie de me laisser bercer un peu par les caprices de la pluie et du soleil...  Voici donc un Poème en hommage à nos petites canailles moustachues, petite dédicace pour tout les chats , dont Chouchou, Coco et  Madouc le Chat d'Amandine (Gros Bisous à toi Amandine Clin d'oeil).

     
     

    Matin « Chat l’Heureux »

     

    Calme caresse châtelaine de l’Aube,

    Hagarde j’ouvre les alcôves des prunelles.

    Alarmés par une matinale ritournelle,

    Tarasques, fées et songes se dérobent.

     

    Clandestinement deux artistes sévissent.

    Happening improvisé et traquenard mutin,

    Allégrement mes troubadours complices

    Tentent de chaparder quelques câlins…

     

    Courtois et charmeurs ces deux crapules

    Hasardent moult ingénieuses stratégies.

    Affamés ils affrontent ma tenace léthargie,

    Traquant l’instant victorieux où je capitule.

     

    Chancelante me voilà de mon lit exilée !

    Huppée de ma fauve chevelure en bataille,

    Affable et au radar je suis mes canailles

    Trottinant joyeusement vers leur déjeuner…

     

    Cahin-caha j’arrive à bonne destination,

    Heurtée de crocs-en-jambe taquins.

    Attendrie par leurs vives réclamations,

    Tendrement j’offre leur attendu butin.

     

    Chansonnette ronronnante de satisfaction…

    Hop ! Repus les voilà partis en vadrouille !

    Arrogants mes deux majestueuses fripouilles,

    Tergiversent pour une mystérieuse mission…

     

    C’est un sempiternel et beau cérémonial,

    Harmonieusement ficelé, rodé et parfait.

    Anodin peut-être mais de bonheur fait :

    Tendresse d’un instant jovial et primordial…

     

     Hélégia – 29 Mai 2008

     

     

    February 02

    Frissons d'Imbolc

    Frissons d'Imbolc...

    Emmitouflée d’un blanc linceul givré,

    La Terre inerte semble claquemurée

    Dans l’alcôve d’une nuit éternelle.

    L’Hiver revêche l’a rendu bien frêle.

     

    Pourtant…Là sous son corsage de soie,

    Une douce et fébrile rumeur s’éveille.

    Un brasier d’énergies de Grand Aloi

    Parcourt la belle Chrysalide en sommeil.

     

    Ce délicat et tranquille verbiage de frissons

    Témoigne de la silencieuse métamorphose

    Qui transcende au cœur même du cocon :

    Douce promesse d’une suave révélation…

     

    En catimini, la lumière se repend !

    Peu à peu la Terre s’abreuve du Feu

    Qui sillonne l’alambic en mouvement

    De son tambour carmin bienheureux.

     

    Voici venu Imbolc couronné de fleurs,

    Aux pétales immaculées de douceur...

    Ouvrez votre cœur à cet instant sacré,

    Recevez ce serment de bonheur parfumé…

     

     Rose rouge

     

    Joyeux Imbolc à tous, Que sa lumière vous apporte joie, réconfort et bonheur Clin d'oeil

     

    Hélégia 02/02/2008

    December 12

    Sol Triste d'Hiver...

     Sol Triste d’Hiver…

      

    Souffles…Souffles ô beau Prince du Vent !

    Viens comme par ces temps perdus et jadis

    Parer la Terre de ce manteau lisse

    Immaculé des plus beaux enchantements.

     

    Où sont donc tes majestueux flocons pèlerins

    Venant virevolter au ras du sol

    Pour y déposer baisers givrés et fols ?

    Ces baisers… Qui rendent l’Hiver mutin.

     

    Souffles…Souffles ô beau Prince du Vent !

    Viens comme par ces temps perdus et jadis

    Parer la Terre de farandoles d’enfants

    Aux frimousses frissonnant de rires complices.

     

    Où sont donc les murmures de tes conteurs,

    Tes ménestrels pirouettant et joyeux

    Qui tressent de fines éclisses de Bonheur ?

    L’Hiver serait-il devenu un vieux grincheux ?

     

    Nivôse, où est-tu donc bien caché ?

    Les Saisons sont maintenant en exil.

    Tout n’est que gris, pluie et traître grésil.

    Sols en désaccord… Nature Brisée…

     

    Nivôse, où est-tu donc bien caché ?

    La Magie de l’Hiver a quasi disparu…

    La neige n’impose plus de trêve impromptue.

    Sols en désaccord… Nations déshumanisées…

     

    Çà et là, le sol est sans cesse souillé,

    Çà et là, le sang, la guerre, la mort et le vice.

    La Vie est sacrifiée sur l’Autel du Caprice.

    Sol triste d’Hiver… Avenir dépouillé…

     

      

    Hélégia (12/12/2007)

    August 30

    Brocéliande... Forêt enchanteresse...

    Brocéliande… Forêt Enchanteresse…

    modif15

     

    Une brise mutine joue dans mes cheveux,

    Douce caresse parfumée des sous-bois.

    En cet instant suspendu et bienheureux,

    Mes sens papillonnent dans une bulle de soie.

     

    J’écoute le silence bavard de la forêt,

    Berceau murmurant d’une magique mélopée

    Qui égare mes pas parmi les grands feuillus

    Dont les racines s’entrelacent sans retenue.

     

    Mes doigts s’attardent un bref instant

    Sur l’écorce fine et argentée d’un hêtre,

    Palpant ce chant fugace et émouvant

    Qui me comble d’un indicible bien-être.

     

    J’ouvre mon cœur sur les portes de l’au-delà,

    Brisant au passage mes chaînes et cadenas

    Qui entravent mon esprit et ma perception.

    Légère, me voilà loin des frondaisons.

     

    Légère, la tête dans les nuées cotonneuses,

    D’où sortent de timides rayons de soleil,

    Qui viennent balayer ma frimousse rêveuse.

    Rêveuse... mon cœur, mon âme en plein éveil...

     

    Au loin serpente l’écho cristallin de l’eau,

    Cette eau qui abreuve rivières et ruisseaux,

    Cette eau qui jaillit çà et là aux fontaines,

    Cette eau sans qui la vie serait bien vaine...

     

    Brocéliande, Belle Forêt Enchanteresse,

    Qu’il est bon et doux de se livrer ainsi

    A tes branches en toute délicatesse !

    Un agréable moment de pure magie …

     

    Hélégia (30/08/07)

    June 11

    Confidences...

    Confidences ...
     
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    Un jour j'ai écrit :
     
     " La magie c'est l'échos du vent dans les montagnes qui colportent les messages de la Vie, cette Vie qui s'épanouit ça et là autour de nous"...
     
    J'ai dans le coeur ce doux Echo : Ce chant des Esprits de la Terre.
     
    Un rien me fascine et m'émerveille dans cette magie végétale qui papillonne, s'éparpille et fourmille ça et là...
    Un rien est prétexte à la rêverie,
    au voyage sur les douces mélopées enflammées des oiseaux virevoltants entre ciel et terre.
     
    J'aime m'attarder et m'assoir au pied d'un arbre pour savourer ces divins moments:
    cadeaux précieux de la vie et du monde de l'au-delà...
     
    Je ne suis pas catholique, ni musulmane, ni juive, ni d'aucun dogme tel qu'il soit,
    Je ne suis pas Athé, ni une marginale excentrique,
     
    Je suis juste une femme, une païenne qui crois encore en la magie de la Terre : la Vie !
    Mon espoir, mon souhait, ma foi : une harmonie entre notre Mère La Terre et l'humanité !
     
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    Hélégia
     
     
     
     
     
    April 02

    L'Esprit de le Terre.

      L'Esprit de La Terre.
     
     
     
    Sur la route impétueuse de mes rêves,
    J’ai rencontré une bien étrange Dame,
    Aux traits vieillis par les abîmes,
    Aux yeux azurés, affligés et graves.
     
    Ses longs cheveux blancs et moirés,
    Dansant autour de son visage peu rosé,
    Lui donnaient une beauté rebelle.
    Cette beauté même qui porte au duel.
     
    Sa silhouette frêle et vaporeuse,
    Semblait être celle d’une âme en errance.
    « Qui es-tu donc Gente Dame mystérieuse ?
    Toi, dont les yeux sont perlés de souffrance. »
     
    D’une main tremblante, malaisée et fatiguée,
    Elle s’affairait çà et là sans relâche,
    A soigner les étincelles de vies épargnées
    De la rage compulsive et destructrice des lâches.
     
    Me regardant avec compassion,
    Elle répondit d’une voix troublante:
    « Qui es-tu imprudente et ignorante,
    Pour me poser une telle question ? »
     
    Me laissant dubitative un moment,
    Elle fit fleurir au creux de ses mains
    Une rose éclatante d’un ton carmin,
    Et reprit la parole tristement…
     
    « Je suis l’esprit de la Terre…
    Dans mon cœur germe la colère,
    Mais pourtant je viens sécher vos larmes,
    Réparer les dégâts que font vos armes…
     
    Vous bâtissez des cités d’orgueil,
    Vous semez la désolation et le deuil,
    Cà et là tombent des forêts entières,
    Pour financer l’égoïsme et la guerre
     
    Sans honte, sans regret vous pillez,
    La faune et la flore jusqu’à épuisement.
    Vous abattez, vous bétonnez, vous polluez…
    Que laisserez vous donc à vos enfants ? ! »
     
    Laissant un bref instant de silence,
    Elle me tendit la rose en disant :
    « La vie est une fleur précieuse…
     
    C’est comme cette rose,
    Si tu veux qu’elle s’épanouisse,
    C’est un amour de chaque instant . »
     
    Hélégia 02/04/2007
     
    January 22

    La Nuit dans nos marais...

     
     LA NUIT DANS NOS MARAIS...

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     A l’horizon l’astre royal devient blafard…
    L’ombre céruléenne de la nuit se faufile
    Entre les joncs et les splendides nénuphars,
    Où rebondissent joyeuses grenouilles frêles et agiles …
     
    Le Vieux Saule et son Compère le Hibou,
    Philosophent silencieusement sur la Sagesse,
    En attendant l’apparition de la Nocturne Déesse
    Dont la beauté et les atours rendent plus d’un fou…  
     
    Majestueuse et  Enchanteresse La Lune apparaît…
    Le Petit Peuple des Marais s’émerveille.
    L’euphorie et la joie s’insurgent contre le sommeil
    Et valses et rondeaux invitent chacun à s’amuser.
     
    Çà et là les rives s’animent d’une douce magie,
    L’onde inlassable  susurre son chant de cristal,
    Et invite le voyageur égaré à cet envoûtant bal
    Qui s’éternisera jusqu’aux plus lointaines heures de la nuit …

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    Hélégia (22/01/2007)

     

     (Petite note : j'avais écrit une autre version de ce poème mais bon...moins jolie alors je la laisse au fond de mes carnets... Et vous souhaite un bon moment à la lecture de celle-ci  )

    September 20

    Ouvrez les yeux du Coeur ...

     

    "Ouvrez les yeux du Coeur ..."

     

    Fermez les yeux et écoutez murmurer le flot des rivières, il vous contera ses grands voyages à travers les terres verdoyantes, les profondeurs des sous-sols, et la brume des montagnes...

    Ecoutez le vent, il vous confira les secrets du ciel...

    Laissez vous bercer par le bruissement des branches feuillues…

    Ecoutez le chant des Esprits de la forêt, ils vous conterons les mystères du petit peuple des bois...

    Il suffit d'un peu d’attention, de poésie, de foi et de rêve, pour pouvoir entendre battre le coeur de
    notre tendre Terre...

     

    C’est ça la Magie… l’écho du Vent dans les montagnes qui colportent les messages de la vie qui s'épanouit aux pieds de la faune et la flore...

    Laissez vos sens partir à la rencontre de ce qui nous entoure, et de ce qui vous parait « invisible » …

     La Vie fourmille autour de nous et prend des formes bien diverse, à vous d’ouvrir les yeux de votre cœur pour « VOIR »

     

    Hélégia - 20/09/2006

     
    May 06

    Le Merle... Mon ami

     

    Le Merle

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     Sous la robe évanescente de la nuit,
    Radieux, naissent les premiers rayons.
    Un gent prince le plumage en hayon
    Vient louer le jour en comblant nos ouies.
     
    De branches en branches ce vif troubadour
    Annonce aux Sylphes la levée du jour.
    Auprès des Ondines il vient s’attarder
    Pour rendre à ses plumes un éclat lissé.
     
    Derrière ce somptueux plumage ébène,
    Se cache l’esprit flamboyant d’un Mage,
    Connaissant moult secrets sans âge,
    Où la magie végétale est souveraine…
     
    Il sait… Aidé des Sylphes et Ondines,
    Réunir la soie des nuages et la rosée,
    Pour tisser une délicate brume fine,
    Qui ouvre la porte du Monde des Fées.
     
    Il sait…Les secrets de la forge et de l’enclume.
    Maître du Feu, là où il passe et chante,
    Il enflamme les parchemins de poèmes
    Et attise l’étincelle de la Vie dans les sentes.
     
    Il sait… Le chant des sources et de la sève
    Qui parcourt les flancs de la Terre.
    Au grè des fleuves et des rivières,
    Sa magie abreuve arbres et fleurs de rêve.
     
    Du crépuscule il n’a point peur.
    Quand tombent les dernières lueurs,
    Il accompagne vers l’au-delà les âmes
    Et sèche de son chant nos larmes.
     
    Nos Aïeux l’appelaient le « Druide Noir ».
    Aujourd’hui, le Merle, ce gent petit Merlin,
    Enchante encore et toujours nos jardins
    De son doux chant d’Amour et d’Espoir.

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    Hélégia (06/05/06)

      

    March 05

    Complainte d'une Fée...

     Complainte d’une fée…    

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          Un frisson imperceptible parcourt la Terre…
    Le blanc manteau du bel hiver s’évanouit
    Libérant des glaces les Ondines réjouies
    De retourner abreuver la sève printanière.
     
    De cette sève renaissent frêles Sylphes,
    Gardiennes du sanctuaire des plantes.
    Sous la rosée matinale, cadeau des Nymphes,
    Pointent dès lors feuilles et fleurs éclatantes.
     
    Çà et là s’activent Lutins et Fées
    A parer la forêt de ses plus beaux atours…
    Mais le vois-tu ? L’entends-tu ce splendide ballet ?
    Non…Tes sens et ton cœur pervertis sont sourds !
     
    Là où tu poses ton pied misérable humain,
    La Terre s’étouffe, se fane et devient stérile.
    Les prairies s’écrasent sous le béton des villes,
    Et tes poubelles jonchent rivières et chemins.
     
    Les Sylphes agonisent sous tes pesticides,
    Les Ondines se noient dans tes lessives.
    Bientôt ce sera ton teint qui deviendra livide !
     
    Réveille toi, ouvre ton cœur pauvre mortel !
    Laisseras-tu ta propre vie partir à la dérive ?
    Sois pour Gaïa un ami et protecteur fidèle…
     

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    Hélégia. (05/03/2006)

    February 13

    Le Poète

     « Le Poète »

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     Glisse, danse, virevolte la plume…
    Sous les arabesques d’encre noire,
    S’enflamment moult parfums d’espoir,
    Qui dissipent l’immuable brume.
     
    Çà et là sur la blanche page
    Fleurissent jardins et mondes fabuleux.
    Cortèges de mots mutins et joyeux
    Invitent nos sens assoupis au voyage.
     
    C’est l’âme d’un utopiste, d’un rêveur
    Qui se peint là en mille tons.
    Tel un saltimbanque, un gent bateleur,
    Il jongle avec les mots…les émotions.
     
    Il est le chef d’orchestre, le Poète.
    Rimes, métaphores et néologismes
    Deviennent valses et rondeaux de fêtes.
     
    Laissez vous envoûter par sa partition
    Où le verbe côtoie l’illusionnisme.
    Portez vos sens jusqu’à la déraison !
     

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    Hélégia (12/02/06)

    December 22

    Souhaits...

      

    Souhaits…

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                  J’ai tellement de souhaits enfouis au fond de mon cœur, que je ne sais par lesquels commencer. Dans ce chaos de souhaits et d’espoirs se mêlent à mon regret une multitude d’émotions lourdes tels que le chagrin, la révolte et la déception qui papillonnent tels des insectes fous. Alors, je ne sais plus…

    J’ai comme un « ras-le-bol », j’ai l’impression que quoiqu’on fasse, il y a toujours quelqu’un (ou voir quelque chose) pour tout briser après notre passage.

    Cependant, paradoxalement je dirais, que malgré ce « ras-le-bol » j’essais de garder l’espoir et d’agir avec mes moyens pour changer un peu les choses même si mes actes ne représentent qu’une goutte d’eau dans l’océan de l’humanité. Cette année, j’aurais eu la joie d’aider de jeunes collégiens avec mon association à monter un spectacle, et il n’y a rien de plus réconfortant pour l’avenir que de voir briller du bonheur dans les yeux des enfants. Car pour une fois ils ont eu l’espoir, le sentiment heureux  de se savoir capable de construire quelque chose, et de se sentir utiles et reconnus. Il suffit parfois d’un rien pour éclairer et réenchanter un peu la face du monde : ouvrir sa porte à celui qui a faim ou qui a besoin d’aide, tendre la main à celui qui tombe pour l’aider à se redresser, ouvrir son cœur aux autres, sourire, dire bonjour ou encore savoir dire merci…

    Je souhaite tant que les guerres disparaissent, que l’innocence des enfants ne soit plus bafouée, que l’esclavage soit banni ou encore que la misère ne s’immisce plus telle une vouivre affamée dans les foyers. J’aimerais que la solidarité ne soit plus une denrée rare mais une fleur cultivée dans tous les jardins. Une fleur qui, tel un aromate, viendrait parfumer le banquet du monde d’une douce promesse de bonheur et de partage.

    Je sais… C’est utopique…Mais mon souhait le plus cher, c’est un monde où le Bonheur et l’Amour seraient les souverains suprêmes…

     

    22/12/2005

    Hélégia.

     

     

    October 04

    Quelques élégies félines...

    Voici quelques autres élégies de mon cru que j'ai retrouvé au fond de mes carnets de brouillons...
    Celles-ci vous dévoilent un peu la personnalité du chat tantôt câlin et tantôt  très malin
     
     
     
     
    "Votre chat s'est endormis ?
    Ne vous y trompez pas ...
    Redoutable prédateur il sera
    Pour les rats et les souris !"
     
     
    "Votre chat discute avec les oiseaux?
    Ne le prenez pas pour un sot...
    Félin fourbe et futé il sera
    Et moineaux naïfs il plumera !"
     
     
    "Si vous avez peur d'un chat noir,
    C'est que vous avez perdu tout espoir
    de croire en l'existence du bonheur...
    Ecoutez votre coeur, la vie n'est pas que noirceur !"
     
     
    "Si d'aventure vous croisez un chat noir...
    Surtout ne changez pas de trottoir.
    Adoptez pour son bonheur ce troubadour
    aux somptueux yeux de velours..."
     
     
    Hélégia
     
     
     
    September 19

    Hommage aux Derniers Trouvères.

    Le week-end dernier à Bellaing, mes amis et moi avons vécus une fois de plus un pure moment de bonheur musical en compagnie des Derniers Trouvères. C'est pourquoi, en hommage à leur talent et leur gentillesse, je leur dédie ces quelques strophes :
     
     
     
    Les Derniers Trouvères

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    C’est le parfum d’une rose d’antan
    Glissé dans les entrelacs d’une partition,
    C’est le doux murmure du vent
    Contant les secrets des saisons, des passions.

    Cette musique, passerelle des siècles,
    Invite au rêve, au voyage et à la liesse.
    Aquarelle aux mille tons espiègles,
    Elle supplante chagrins et tristesses.

    Fermez les yeux, écoutez chaque quatrain…
    Au-delà de la flanelle de ses refrains,
    Redécouvrez les couleurs, les saveurs des banquets,
    Jusqu’alors, par le temps, oubliés…
     
     
    Hélégia.
     
     
     
    Lien vers le site des Derniers Trouvères : http://www.lesdernierstrouveres.com

     
    August 31

    Définir la Sagesse...

    « Définir la Sagesse… »

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    L’humain se targue de connaître la définition de la Sagesse, mais qui est-il pour se croire maître en cette qualité, alors qu’il est un parasite pour les autres espèces et la sienne ? La Sagesse ne serait-elle pas justement de mieux s’ouvrir au monde qui l’entoure pour en connaître les moindres contours à sauvegarder pour l’avenir ? On est censé prendre leçon du passé, mais sans cesse l’humanité recommence les mêmes erreurs, et je dirais même qu’elle perfectionne ses erreurs pour les rendre plus fatales et cruelles. On peut philosopher éternellement sur la définition de la Sagesse sans pour autant avoir assez d’humilité pour reconnaître nos propres erreurs et notre incapacité d’être en accord avec nous-même et les autres. Il est donc certain, qu’entre l’intolérance, les guerres, la soif de pouvoir, la soif de posséder, la destruction intempestive de notre Terre nourricière et bien d’autres folies encore, l’humanité est loin d’atteindre l’extrême Sagesse.

    Cependant, face à ce désastreux tableau de l’humanité, il existe de rares peuples dignes de définir et de représenter la Sagesse. Ce sont ces peuples autochtones oubliés, des quatre coins du monde, victimes de l’expansion des pays riches, qui tentent encore coûte que coûte de sauver leur  identité, leur culture, et leur patrimoine naturel. Pour ces peuples (tel que les Masais, les Aborigènes, les Peuples d’Amazonie, les Kalinas…), la Sagesse passe avant tout par une harmonie non seulement avec soi-même et les autres, mais aussi par une symbiose avec la Nature. La Nature est, pour eux, Temple de Vie et de toutes Sagesses : Temple qu’il faut respecter et préserver… S’ils devaient définir la Sagesse, ils vous diraient qu’il faut écouter et voir ce que les esprits de la Nature veulent nous enseigner. Atteindre la Sagesse, c’est prendre connaissance et conscience de toutes formes de vie qui nous entourent, c’est prendre leçons des bonnes et mauvaises choses qui nous arrivent, c’est accepter la différence, et c’est aussi comprendre le cycle de chaque chose de la vie à la mort. Ces peuples vous parleraient de la Sagesse des Esprits… Et pourquoi des Esprits ? Parce que peut-être finalement la Sagesse est un don qui ne s’acquiert  que par delà la Mort et le Monde perceptible…

     

    Hélégia.31/08/2005

     

    July 18

    L'Etincelle du Feu Sacré

    "L'Etincelle du Feu Sacré"

      C’est une bien langoureuse mélodie,
    Que d’entendre battre le cœur
    De notre terre encore assoupie,
    Se libérant de son hivernal torpeur.
     
    Çà et là galope la sève fébrile
    Dans les veinures des frondaisons,
    Qui s’enflamment de moult bourgeons
    Et chatoyantes pétales graciles.
     
    Dans les ramées s’arbore fiévreux
    Le ramage insolant et chaleureux
    D’un frêle moineau troubadour,
    Poète et Porte-parole de l’Amour.
     
    Une douce rumeur tel un brasier
    Semble parcourir les sentiers forestiers :
    Il est une force masculine de retour
    Pour qui la Déesse frissonne d’amour…
     
    A l’orée de la clairière ensoleillée,
    Un cerf, aux ramures élégantes,
    Et à la robe rousse et flamboyante,
    Apparaît tel un Roi couronné.
     
    Nul doute face à cette suave vision…
    En sa présence la Déesse, au cœur enflammé,
    Semble se consumer d’ivresse et de passion :
    Il est Dieu de Vie, l’Etincelle du Feu Sacré…

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    Hélégia – 13 Avril 2005