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October 14
Ces derniers temps, il m'est très rare d'allumer mon ordinateur...
Toutefois, mon coeur n'en reste pas moins attachés à mes petits mondes favoris,
même si bien souvent je suis assez furtive et laisse peu de traces...
En attendant, de retrouver un peu le temps de mettre à jour mon petit monde,
voici un petit poème de Maurice Carême que j'aime beaucoup ;o)

Étranges fleurs

L'automne met dans les lilas
D'étranges fleurs que nul ne voit,
Des fleurs aux tons si transparents
Qu'il faut avoir gardé longtemps
Son âme de petit enfant
Pour les voir le long des sentiers
Et pour pouvoir les assembler
En un seul bouquet de clarté
Comme font, à l'aube, les anges
Les mains pleines d'étoiles blanches...
Maurice Carême

Passez un bel Automne,
Que les Fées déposent sur vos frimousses douceur et bonheur,
Bisous
Hélégia

December 17
"Les Chants du Capitaine"
Voici pour le bonheur des amoureux des mots,
le site d'une plume talentueuse que j'apprécies beaucoup et que je vous invite à lire.
Ses écrits vont vous surprendre, vous dérouter, vous enchanter,
vous évoquer des émotions connus ou inconnus, ou encore susciter votre curiosité,
mais une chose est certaine, ce voyage sera inoubliable et d'un pur instant de bonheur.
 Bon Voyage à tous !
September 02
« Enrobée par le Merveilleux, je me sens enfin libre.
Oui, je sais, le rêve est à la réalité ce que l’ombre est à la lumière.
Ils sont intimement liés.
Mais pour la première fois, sans bien savoir si cela a un sens,
Je rêve d’un Merveilleux qui se suffit à lui-même… »
Extrait de Faery City – Mathieu Gaborit & Amandine Labarre.
Superbe livre 
July 26
ESPOIR
L'espoir est comme le ciel des nuits :
il n'est pas coin si sombre où l'oeil qui s'obstine ne finisse par découvrir une étoile.
(Octave Feuillet)
January 07
"Yver, vous n'estes qu'un villain"
Charles d'Orléans (1394-1465) Recueil "Rondeaux"
Yver, vous n'estes qu'un villain, Esté est plaisant et gentil, En tesmoing de May et d'Avril Qui l'acompaignent soir et main.
Esté revest champs, bois et fleurs, De sa livrée de verdure Et de maintes autres couleurs, Par l'ordonnance de Nature.
Mais vous, Yver, trop estes plain De nege, vent pluye et grezil; On vous deust banie en essil. Sans point flater, je parle plain, Yver, vous n'estes qu'un villain !
Charles d'Orléans (1394-1465) Recueil "Rondeaux"
Pour la petite traduction voici le site sympa de Maurice Ulis ;o)
Bisous à tous, Hélégia November 16
Voici un poème que j'aime beaucoups et qui, parmis d'autres grands poèmes de la littérature, m'a toujours fasciné et transporté...
Correspondances
La Nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles ; L'homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l'observent avec des regards familiers. Comme de longs échos qui de loin se confondent Dans une ténébreuse et profonde unité, Vaste comme la nuit et comme la clarté, Les parfums, les couleurs et les sons se répondent. Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants, Doux comme les hautbois, verts comme les prairies, - Et d'autres, corrompus, riches et triomphants, Ayant l'expansion des choses infinies, Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens, Qui chantent les transports de l'esprit et des sens
Beaudelaire (1821-1867) - "Les Fleurs du mal"
March 08
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Voici un texte magnifique de la littérature française que j'ai trouvé au grè de mes pérégrinations sur le net et que je dédie au Vannier le plus sympa que l'on puisse connaitre...
Merci à toi Pascal et ta chtite famille pour ton accueil et tes précieux conseils.
Ce fût un excellent stage ... ( http://www.artsalix.com/)
La Chanson du Vannier - André THEURIET - 1863.
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Brins d'osier, vous serez le lit frêle où la mère Berce un petit enfant aux sons d'un vieux couplet : L'enfant, la lèvre encore toute blanche de lait, S'endort en souriant dans sa couche légère.
Brins d'osier, brins d'osier, Courbez-vous assouplis sous les doigts du vannier.
Vous serez le panier plein de fraises vermeilles Que les filles s'en vont cueillir dans les taillis. Elles rentrent le soir, rieuses, au logis, Et l'odeur des fruits mûrs s'exhale des corbeilles.
Brins d'osier, brins d'osier, Courbez-vous assouplis sous les doigts du vannier.
Vous serez le grand van où la fermière alerte Fait bondir le froment qu'ont battu les fléaux, Tandis qu'à ses côtés des bandes de moineaux Se disputent les grains dont la terre est couverte.
Brins d'osier, brins d'osier, Courbez-vous assouplis sous les doigts du vannier.
Lorsque s'empourpreront les vignes à l'automne, Lorsque les vendangeurs descendront des coteaux, Brins d'osier, vous lierez les cercles des tonneaux Où le vin doux rougit les douves et bouillonne.
Brins d'osier, brins d'osier, Courbez-vous assouplis sous les doigts du vannier.
Brins d'osier, vous serez la cage où l'oiseau chante, Et la nasse perfide au milieu des roseaux, Où la truite qui monte et file entre deux eaux, S'enfonce, et tout à coup se débat frémissante.
Brins d'osier, brins d'osier, Courbez-vous assouplis sous les doigts du vannier.
Et vous serez aussi, brins d'osier, l'humble claie Où, quand le vieux vannier tombe et meurt, on l'étend Tout prêt pour le cercueil. - Son convoi se répand, Le soir, dans les sentiers où verdit l'oseraie.
Brins d'osier, brins d'osier, Courbez-vous assouplis sous les doigts du vannier.
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